Ce que vous ne saviez pas encore sur la rosacée

La rosacée est une maladie inflammatoire chronique de nature intermittente qui compte parmi les manifestations d’hypersensibilité cutanée. Cette pathologie prend la forme de rougeurs uniformément dispersées au niveau du visage, lesquelles s’accompagnent de petits vaisseaux sanguins visibles. Elle se hisse à la cinquième position dans la liste des affections cutanées érigée par les dermatologues et il n’existe pas (encore) de remède pour en guérir. La rosacée a une prévalence élevée : le Huidfonds estime qu’environ 0,1 à 10 % des adultes en souffrent en Europe. Cette maladie ne se limite pas à des petites plaques rouges, loin s’en faut. Dans ce blog, nous vous expliquons trois choses que vous ignoriez jusqu’alors sur la rosacée.

 

    1. Un diagnostic difficile à poser

La rosacée n’est pas toujours simple à diagnostiquer. Comme les symptômes apparaissent très lentement, il peut se passer un certain temps avant de se rendre compte qu’on en souffre. Les dermatologues classifient cette maladie selon quatre stades :

    1. Pré-rosacée : rougeurs au niveau du visage

    2. Rosacée légère : plaques rouges et petits boutons

    3. Rosacée modérée : veines éclatées dans les yeux

    4. Rosacée sévère : épaississement de l’épiderme (notamment au niveau du nez)

Bien souvent, on ne découvre la rosacée qu’à un stade avancé, d’autant plus que les premiers symptômes peuvent fortement s’apparenter à ceux d’autres affections cutanées. En outre, cette pathologie revêt un caractère évolutif : elle peut s’aggraver si vous ne la traitez pas.

 

    2. Les éléments déclencheurs

Certains facteurs peuvent aggraver la rosacée. Ils diffèrent d’une personne à une autre. Nous avons énuméré les plus fréquents ci-dessous :

  • Stress : les hormones liées au stress comme l’adrénaline peuvent enclencher un processus inflammatoire au niveau de la peau.

  • Environnement : exposition de la peau à la pollution atmosphérique (gaz d’échappement ou fumée de cigarette, par exemple), lumière du soleil, humidité et températures froides ou chaudes.

  • Pression : pression physique exercée sur la peau (frictions, par exemple).

  • Autres facteurs externes : parfums ou produits d’entretien, bains chauds, sports extrêmes, tissus synthétiques, alcool ou alimentation épicée. Autant d’éléments susceptibles de générer des flambées.

 

Puisque les facteurs déclencheurs de la rosacée diffèrent naturellement d’une personne à une autre, il convient de savoir les reconnaître. Nous avons établi une check-list qui vous aidera à identifier ceux qui vous concernent pour que vous puissiez les éviter autant que possible à l’avenir. Vous pouvez la télécharger ici.

 

    3. Une maladie incurable

S’il est, hélas, impossible pour l’heure de guérir de la rosacée, on peut heureusement maintenir cette maladie sous contrôle. Il suffit alors d’adapter son mode de vie et d’éviter les éléments déclencheurs décrits précédemment. En outre, il importe de soigner votre épiderme avec des produits apaisants et adaptés à votre type de peau. Nettoyez votre visage avec un nettoyant doux qui ne l’assèche pas et préserve la barrière cutanée naturelle. Hydratez ensuite votre peau avec une crème hydratante pour l’apaiser et la réparer.

 

En cas de doute quant au soin de votre peau, n’hésitez pas à demander conseil auprès d’un dermatologue. Consultez notre ancien blog pour savoir comment vous y prendre.